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Adèle Blanc-sec : Le Labyrinthe infernal

dimanche 18 novembre 2007, par Françoise Bachelet

Octobre 1923, à Paris dans le quartier saint Lazare, Adèle Blanc-sec se promène une fois de plus sur les toits, lorsqu’un oiseau aux allures préhistoriques la survole et laisse tomber de son bec, une main humaine. Au même instant apparaît dans son dos, le Minautore. Rêve ou réalité ? En tout cas, au petit matin, Blaise découvre « la chose » dans une poubelle. Sur les conseils de Raoul tenancier de bar et de Ghislaine cliente habituée, il se rend au commissariat bien que le nouveau commissaire ne lui inspire pas confiance.

De retour d’une visite en banlieue Est à sa sœur enceinte, Adèle Blanc-sec échappe de peu à une tentative d’assassinat de la part de deux motards qui eux-mêmes sont envoyés dans le décor par une voiture noire dont les occupants, sont bien décidés à la protéger.

Charles Chalazion, lui, appelle Lucien Brindavoine pour lui donner rendez vous, il a un scoop à lui révéler. Il le met en garde contre les médicaments du professeur chou dont une seule prise annihile définitivement tout libre arbitre au bout d’un certain temps. Il existe un antidote mis au point par Chou lui-même mais la formule a été cachée dans une main en cire au musée Grévin. C’est Fiasco, divorcé de Georgette Chevillard, actuel mari de la sœur d’Adèle qui l’a dit. Et on peut le croire puisqu’il travaille dans l’usine où sont fabriquées les potions de Chou et où se trouvent ses laboratoires.

Le premier qui trouvera cette main sera donc riche, très riche !

De son côté, Flageolet tente de se suicider en se pendant mais tombe à l’eau.

Punais et un mystérieux personnage tout de noir vêtu avec la lettre « F » jaune sur le buste assistent à la scène. Mais leur attention est détournée par l’apparition du chien de Ghislaine qui tient dans sa gueule... la fameuse main. Adèle Blanc-sec récupère Flageolet faisant la planche quelques mètres plus loin.

C’est alors que Maître Moulinot, Georgette Chevillard et Punais découvrent que le minotaure Laumanne s’est enfuit après avoir dévoré le docteur Chou dont on n’a retrouvé que la main droite. Mais avant de mourir, il avait mis au point un plan machiavélique contre Adèle.

Quant à Léon Dandelet, dit « le dentiste », il a aussi une dent contre elle.

Et pendant qu’Adèle boit chez elle un verre en compagnie de son ami « la Momie » et de Milagros Copihue, il s’en passe des choses « Chez Raoul », on dirait comme une prise d’otages...

Comme d’habitude, c’est avec plaisir que nous nous plongeons dans un album de Tardi car c’est toujours très bien fait et le suspens est à son comble ! Dans cet album, mélange de policier et de fantastique, il s’emploie à brouiller sans cesse les pistes en passant sans préavis d’un personnage à l’autre, laissant le lecteur désorienté d’autant que des personnages, il y en a et pas qu’un peu. Du coup la question que l’on se pose est de savoir quel peut bien être le lien qui les unit tous. La seconde étant bien entendu : notre héroïne réussira-t-elle à sauver sa peau ? Car apparemment, beaucoup de gens lui en veulent ... Pour le moment rien ne permet de le dire d’autant que pour en savoir plus il va falloir attendre le prochain album dont le titre sera « Le bébé des Buttes Chaumont ». Croisons les doigts pour que l’attente soit moins longue que pour cet opus. Entre temps, profitez de cette occasion pour lire ou relire l’ensemble des albums constituant la série, que l’éditeur réédite avec une nouvelle maquette.

  • Tardi
  • Casterman

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