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Chic et choc à New York

vendredi 14 mars 2008, par La Livrophile

La haute société new-yorkaise est un monde impitoyable, peuplé de langues de vipères et de faux-semblants, et où la langue de bois est langue nationale.

Mélanie Korn est la femme du célèbre et richissime Arthur Korn. Ancienne hôtesse de l’air, elle est en quelque sorte une "self-made-woman", qui s’est tirée de la misère de sa famille à force de volonté et d’opiniâtreté. Elle essaie maintenant de se frayer un chemin parmi ces dames du monde, qui ne se battent que pour une chose : garder leurs privilèges, en guettant le scandale ou les travers chez la voisine. Elles ne vivent que par leurs richesses et ne pensent qu’à l’étaler, par le biais d’oeuvres caritatives et de galas de charité, bien entendu. Et dans ce contexte, elles n’ont de cesse de dénigrer toute nouvelle apparition, comme Mélanie, qui tente à toute force de se hisser à leur niveau. A force de faux-pas et de maladresses, Mélanie se retrouve cible de toutes les méchancetés de ces riches oisives, qui ne cessent de la comparer à la première épouse d’Arthur, Diandra. Désespérée, elle se tourne vers son majordome, ravi de jouer le Pygmalion de cette jeune femme parfois trop franche, et singulièrement ridicule dans ses efforts... Un remake de My Fair Lady, en quelque sorte ! J’ai beaucoup aimé ce roman. La quat’ de couv’ nous précise que les auteurs sont issues de cette haute société new-yorkaise, et que l’une a quitté Manhattan pour aller vivre en Floride (je crois), alors que l’autre n’a pu se résoudre à quitter l’Upper East Side. Cependant, elles dépeignent cet univers avec férocité, ce qui est très réjouissant. On a l’impression de voir évoluer sous nos yeux des caricatures, des femmes obsédées par les histoires, les ragots, et le luxe le plus opulent possible. Et malgré cette superficialité, certaines personnes sont de véritables trésors d’humanité et de bonté, ce que nous montre également ce roman... La lecture est facile, fluide, on se laisse emporter dans ce monde, qui souvent fait rêver, mais qui en réalité est montré comme impitoyable et peu idyllique. Toutes ces femmes ne vivent que par le scandale qui pourrait emporter la voisine/rivale, d’autres ne pensent qu’à accéder à ce monde par tous les moyens possibles, certaines y réussissent avec une vraie classe, et certaines y échouent, dans la vulgarité la plus totale.

Bref, un ensemble de personnages savoureux, certains à plaindre, d’autres à blâmer, d’autres dans une véritable détresse morale, d’autres encore à encourager... Et l’on se prend à se mettre dans la peau de certains, en se demandant ce qu’on aurait fait à sa place... Vraiment, je conseille ce bouquin, pour réfléchir mais pas trop, et surtout pour se détendre et se payer une bonne tranche de rire, aux dépends de certaines ridicules "vieilles pies" de New York !

  • Carrie Karasyov et Jill Kargman
  • Fleuve Noir

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