Critiques littéraires de livres et BD, actualités de la lecture

Accueil > Critiques > Policiers > L’otage

L’otage

dimanche 3 août 2008

L’otage est le premier roman d’Olav Hergel, journaliste reconnu et plusieurs fois récompensé dans son pays, le Danemark.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars européens.

Lorsque la journaliste Rikke Lyngdal, envoyée spéciale en Irak, est enlevée par un groupe de terroristes qui exigent le retrait des troupes danoises de leur pays, le monde entier est suspendu à son sort. Toutes les chaînes de télévision retransmettent la scène au cours de laquelle l’un des ravisseurs lui sectionne une partie du petit doigt. L’émotion est à son comble. Aussi est-elle considérée comme une héroïne nationale et reçoit un accueil triomphal au Danemark, après son évasion. Pourtant, à y regarder de près, il subsiste quelques zones d’ombre dans ses déclarations..... Et si elle avait menti ? Et si elle était la complice de ce jeune Irakien aux yeux bleus, identifié comme son geôlier, et désormais sur le territoire danois ?

Il m’est difficile de trouver comment débuter mon article sur cet extraordinaire roman noir.

Peut-être commencerais-je donc par dire qu’on se situe avec L’otage aux frontières du policier. A bien des égards il s’agit presque d’un documentaire. Ce n’en est pourtant pas un puisque tous les personnages ainsi que l’intrigue sont des évènements tout droit issus de l’imagination fertile d’Olav Hergel. Pourquoi le qualifier alors de quasi-documentaire ou de docu-fiction ? Tout d’abord parce que cette histoire, bien qu’inventée aurait pu (ou pourrait) se dérouler à tout moment au Danemark, mais surtout parce que de nombreux aspects de la société danoise nous sont exposés comme le ferait un journaliste (ce qui n’est pas un hasard puisqu’il s’agit précisément de la profession de l’auteur). Si les sujets principalement abordés sont la politique et l’immigration, d’autres le sont également.

L’Otage, c’est aussi une plongée au cœur des médias danois : presse écrite tout d’abord, puisque Rikke Lyngdal , la charmante héroïne de ce roman est journaliste dans un des plus grands quotidiens de la capitale, mais aussi la télévision. En matière politique, Olav Hergel nous donne à voir les arguments des différentes forces en présence (en matière d’immigration mais pas seulement) et ce sans véritablement prendre parti, laissant le lecteur se forger sa propre opinion.

Ce premier roman est pour moi un chef-d’œuvre (sans doute le meilleur livre que j’ai eu l’occasion de lire en 2008). C’est donc avec grand plaisir que je lirai le prochain roman de ce talentueux auteur danois. Je tiens à féliciter au passe l’éditeur (Gaïa) pour sa collection (Polar), dans laquelle je n’ai pas souvenir d’avoir trouvé un mauvais livre.

Hannibal le lecteur

  • Olav Hergel
  • Gaïa

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?