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La mort n’est pas une fin

samedi 12 juillet 2008, par La Livrophile

La jeune Renisenb est rentrée chez son père Imhotep, car son mari Khay étant mort, elle ne peut rester seule chez elle avec sa petite fille Teti. Chez son père, rien ne semble avoir changé : ses frères Yahmose, Sobek et Ipy sont tels qu’ils l’ont toujours été, les femmes des deux premiers, Sapity et Kait, se chamaillent toujours autant, le scribe Hori est toujours aussi sage et calme, la vieille Henet se mêle toujours autant de ce qui ne la regarde pas, et Esa, la mère d’Imhotep, bien qu’âgée et quasiment aveugle, est toujours aussi perspicace.

Un jour, Imhotep rentre d’un voyage dans ses demeures du Nord, et amène avec lui Nofret, une belle jeune fille qu’il présente comme sa nouvelle concubine. Il ne se doute pas qu’avec elle entre le Mal dans la maison. Rapidement, les drames se succèdent : Nofret est trouvée morte au pied de la montagne, et les morts s’enchaînent après elle.

Renisenb, Hori et Esa mettent leurs esprits à résoudre cette énigme : Nofret n’aimait personne et personne ne l’aimait, mais ce n’est pas son fantôme qui revient assassiner les membres de la famille. Qui donc leur en veut à ce point, pour vouloir détruire la descendance d’Imhotep ?

Dans cette vaste maison thébaine, personne n’est à l’abri...Un bon roman à suspense comme je les aime : les crimes s’enchaînent, des esprits supérieurs s’y confrontent, mais il faut attendre la fin du roman pour avoir la clé de l’énigme... Plusieurs fois on pense toucher au but, et avoir trouvé l’assassin, mais plusieurs fois l’auteure nous détrompe de la manière la plus radicale qui soit... Et si les soupçons se dirigent vers un personnage, nous sommes vite détrompés... ou pas !!

La psychologie des personnages est aussi assez fouillée, dans le sens où grâce aux réflexions de Hori, aux interrogations philosophiques de Renisenb, et à la sagesse d’Esa, nous comprenons que l’âme humaine n’est jamais tout à fait comme on pense la percevoir. Et que bien souvent, les apparences sont trompeuses, mais disent la vérité...

On se sent aussi oppressés par l’atmosphère qui règne dans la maison, et personne ne se sent en sécurité dans ce climat. Nous avons envie de dire aux personnages de fuir, de partir le plus loin possible de leur demeure. On compatit aux douleurs des unes, on comprend les doutes des autres, on pardonne l’accablement d’un troisième, on a peur pour les héros... Bref, des personnages qui, bien qu’éloignés dans le temps et dans l’espace, nous sont proches par leurs sentiments et leurs idées.

Somme toute, un roman qui montre toute la modernité et l’intemporalité d’Agatha Christie, qui ici nous fait preuve de son immense talent d’écrivaine à suspense... Bonne lecture !

  • Agatha Christie
  • Le Masque

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