Critiques littéraires de livres et BD, actualités de la lecture

Accueil > Critiques > Société > La tambouille

La tambouille

vendredi 14 décembre 2007, par Françoise Bachelet

Cécile Blanc se présente à son entretien d’embauche pour le poste de Chef de Gamme Phytothérapie dans la société Serkopharge. Jusque là rien de vraiment extraordinaire et pourtant elle a démissionnée de cette société 2 ans plus tôt pour reprendre ses études et cet entretien, elle le doit à son Cv mais aussi à un ancien collègue Monsieur Gauchon qui l’a recommandée pour ce poste.

C’est Marc Clateau, le directeur mercatique de la division médication familiale des laboratoires Serkopharge qui la reçoit et finira par lui annoncer qu’elle a obtenu le poste. Voici donc Cécile Blanc qui fait son entrée dans un monde impitoyable, où chacun cherche à tirer son épingle du jeu comme il le peut et quelles qu’en soit les conséquences !

Afin de bien comprendre les actes des uns et des autres, voici résumé l’organigramme de la société : le groupe Serkopharge est présidé par son fondateur Serge Favier et Claude Servus en est le directeur général. Pierre André Robert est le Directeur administratif et financier, Marie Bénédicte de Donchéry, la Directrice des Ressources Humaines, Sébastien Doulet le Directeur industriel, Guillaume Fabre le Directeur de la division médication familiale, Georges Lumont le Directeur de la recherche et du développement, Johan Paliat le Directeur de la division dermocosmétique et David Sabag le Directeur de la division éthique.

Au sein de la division médication familiale, nous avons Guillaume Fabre qui en est le Directeur Général, Monsieur Racher le Directeur administratif et financier, Monsieur Gauchon le Directeur commercial, Benoît Payon le Directeur régional sud, Jacques Plaine le Directeur régional nord, Marc Clateau le Directeur marketing,Simone Fernet se charge de l’Administration des ventes, Nicolas de Varin est le Chef de la gamme des compléments alimentaires, Cécile Blanc la Chef de gamme phytothérapie et Hélène Verduit, son assistante. Quant à Valérie de Couvray, elle va prendre le train en marche pour manipuler les uns et être manipulé par les uns et les autres .... Un peu comme chacun dans le fond !

On se croirait dans « Dallas » tant il y a de mensonges, coups bas, dissimulations, rétentions d’informations et manipulations en tous genres. Mais pour avoir travailler dans le marketing, je peux vous dire que ce livre n’est en rien exagéré et même si c’est bien malheureux, il n’est que le reflet de la réalité ! Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, dans lequel il faut gagner coûte que coûte des parts de marchés et où peu importe les moyens c’est le résultat qui compte, il est de plus en plus rare de se rendre au travail, le cœur léger et de travailler dans une bonne ambiance. Ce livre bien qu’écrit sur un ton léger n’en aborde pas moins un sujet très sérieux et est sans aucun doute un début d’explication au phénomène des suicides en entreprise dont on ose enfin parler et ceci bien que les grands patrons fassent encore l’autruche face à ce problème.

  • Alexandre Anizy
  • Société des Ecrivains

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?