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Le Palais Adamantin, tome 1 : Les Rois-Dragons

samedi 2 avril 2011, par François Membre

Récit de fantasy vivant et enlevé, Le Palais Adamantin est un ouvrage de facture assez classique pour le genre et, ce premier volume, s’il est agréable à lire, n’offre qu’assez peu de surprises.

La déchéance des maîtres de la création

Au temps jadis, les dragons régnaient sur le monde et se nourrissaient allègrement des hommes. Mais le temps a coulé et les hommes se sont délivrés du joug qui pesait sur eux, ils sont passés du statut de victime à celui de maître. Les terribles créatures servent aujourd’hui, tout à la fois, de montures aux chevaliers impériaux et de monnaie d’échange dans le jeu de pouvoir auquel se livrent les grandes maisons aristocratiques.

Le monde est divisé en castes et les rois et princes, possesseurs des dragons ne sont guère soucieux de partager le pouvoir. Justement, l’Orateur des Royaumes dont le rôle est de maintenir une certaine cohésion entre les différents royaumes doit être remplacé sous peu. Un événement qui n’arrive qu’une fois par décennie. Le nouveau maître du monde est nommé par le seigneur sortant si cette proposition rassemble l’accord de tous les rois et reines-dragons.

Et il se passe d’étranges choses dans les royaumes. Partie à dos de dragon pour une promenade discrète avec son amant, une reine est précipitée dans le vide. Des soupçons (mais pas de preuves) vont mettre en cause le prince Jehal, qui, en plus d’être l’amant secret de la reine est également celui de la fille de la défunte tout en étant fiancé à une autre princesse. On accuse également Jehal d’empoisonner son père pour arriver un peu plus vite sur le trône.

Pendant que la haute noblesse s’active à ces saines occupations, le petit personnel soigne les dragons. Justement, l’un d’eux, d’un rarissime blanc parfait, doit être offert en cadeau à Jehal par sa future belle-mère. Pendant le voyage, la troupe qui veille sur l’animal va être attaquée et celui-ci va disparaître, il va rester sans prendre la potion abrutissante qui transforme les dragons en bêtes stupides...

Des personnages qui sonnent vrai

Bien troussée, une histoire pleine de rebondissements et de coups de théâtre. Stephen Deas ne lésine pas dans ce domaine, il y va de bon cœur et nous le suivons avec plaisir. Tous les protagonistes cherchent à manipuler et à tirer profit des autres. Si les meurtres et les trahisons sont – ici – monnaie courante dans les hautes sphères du pouvoir, le petit peuple n’est pas non plus à l’abri des tentations. Les personnages sont suffisamment complexes pour sonner vrai et l’auteur ne sombre pas dans un manichéisme primaire. Les personnages sont plus gris que noirs ou blancs. Une série de fantasy où les dragons, en vedettes, effectuent un spectaculaire retour en fanfare. Mais, même si le scénario est assez convenu, c’est une série agréable soulignée d’une pointe d’un discret humour noir et que l’on lit avec plaisir et dont le second opus ne devrait pas décevoir.

Le Palais Adamantin

Tome 1 : Les Rois-Dragons

Stephen Deas

Traduit par Florence Dolisi

Edition J’ai lu, n°9455

411 pages

Collection : J’ai lu Fantasy

ISBN : 978-2290023532

Prix : 7,10 euros

  • Stephen Deas
  • Edition J’ai lu

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