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Le petit cheval dans le mauvais temps

lundi 10 septembre 2007, par Françoise Bachelet

Dans ce récit autobiographique, l’auteur, frère de l’illustre Michel Galabru, nous raconte sa vie de Médecin généraliste de quartier dans les années 70 ! Et c’est avec émotion que nous découvrons l’envers du décor. Marc Galabru nous confie sans pudeur, avec simplicité et parfois colère ou révolte, les situations pas toujours faciles à gérer auxquelles il a du faire face au cours de sa carrière et les questions qu’elles soulèvent !

Tout d’abord, l’importance de faire le bon diagnostic ! Et oui, surtout dans les années 70 où l’on n’avait pas encore tous ces appareils et examens ultrasophistiqués, il ne fallait pas se tromper ! Avec parfois peu d’indices qui pouvaient correspondre à plusieurs pathologies, il fallait faire le bon choix !

Outre les consultations, en général, suites de jérémiades pour des petits maux , il y avait aussi des cas plus sérieux , des cas de conscience assez graves comme avec les avortements ou l’euthanasie puisqu’il implique les croyances de chacun. Ou d’autres plus simples en apparence mais aux conséquences tout aussi discutables comme par exemple un banal panaris : vous excisez sans anesthésie, cela fait tellement mal que l’intervention ne sera pas poussée et l’on risque une nécrose osseuse et vous serez condamné, vous faites une anesthésie locale mais elle provoque une syncope mortelle et là vous êtes condamné aussi mais plus durement. La solution reste peut être de choisir l’option qui vous condamnera le moins ...

Les visites à domicile ne sont pas toujours simples elles non plus surtout quand le malade a lu le Larousse Médical Familial et qu’il croit mieux savoir ce qu’il a que le médecin qui a quand même fait 7 ans d’études ....

Mais la chose la plus dure dans ce métier, est l’exposition quasi permanente du médecin à la mort et la souffrance. Il faut pouvoir le gérer, compatir sans trop s’impliquer sinon la charge émotionnelle sera trop lourde à porter pour ce dernier.

N’oublions pas le paragraphe sur la cause des infirmières, l’humanisation des hôpitaux, son rêve de l’exercice de la médecine, le discours sur la qualité de vie et les quelques conseils pour essayer de vivre sainement !

Ce livre se lit d’une traite. Le sujet d’apparence simple, n’en est pas moins captivant !

Le titre résume à merveille le sujet de ce livre qui soulève le problème de la médecine dans sa globalité. Après avoir lu ce livre, il est évident que vous ne verrez plus votre médecin de la même façon !

  • Marc Galabru
  • Société des écrivains

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