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Les dames de nage

vendredi 7 septembre 2007, par Françoise Bachelet

Ce livre plein de sensibilité à fleur de peau et de tendresse feutrée est une pure merveille Roman autobiographique, c’est une véritable invitation au voyage qui nous embarque aux quatre coins du monde et nous emmène à la rencontre de personnages émouvants et attachants, souvent des femmes, dont les destins ont marqué de façon indélébile l’existence de l’auteur.

Comment ne pas évoquer Suzanne et Aimé, ses grands-parents maternels, Amélie, son amour d’enfance retrouvé et leur vie parisienne, Joséphine, rencontrée en France et partie à Gao pour installer au bord du fleuve une case école et le dispensaire de la Mission St Joseph, Marcia dont le nom de baptême était Marc et que sa mère Alicia croit marin dans la Royale chilienne alors qu’elle est artiste travestie, Juan et le vampirisme de sa mère... Sans oublier Michel et son mal-être et Diego rencontré autour d’un guacamole dans une soirée au profit des réfugiés argentins et chiliens, tous deux compagnons fidèles.

Ce livre n’est pas qu’un simple récit de voyage et de rencontres, Marc Austère le personnage principal est surtout en quête de sagesse, de bonheur et de paix mais surtout de lui-même comme l’atteste ce passage : « Moi qui aimais partir en cherchant la peur comme un baume, comme une excitation délicieuse, un peu mordante, je paniquais devant l’inconnu qui m’habitait. Je résistais à explorer mon propre territoire, m’apprendre, sans réticence, sans cette frayeur sourde d’aborder d’autres rivages. J’avais perdu cette lumière qui me guidait dans mon enfance, cette lumière avec la joie de l’inconscience. Je m’enivrais d’horizons, sans jamais me poser, je cherchais une paix que je ne savais reconnaître. (....) Aucun voyage, aucune fuite ne me révèlerait à moi-même. La solution était en moi et je ne savais pas comment y entrer. J’ai toujours voulu comprendre, toujours, et l’atroce vérité pour un acharné de l’explication est qu’il n’y a rien à comprendre. Quand on a compris cela et surtout accepté, quel soulagement ! »

Marc Austère voulait écrire une lettre au Monde ... Et bien, c’est fait !

  • Bernard Giraudeau
  • Editions Métailié

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