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Mademoiselle Else

mercredi 6 février 2008, par La Livrophile

Else, 19 ans, est en vacances avec sa tante et son cousin dans un hôtel de San Martino, en Italie. Elle reçoit une lettre de sa mère : son père a détourné des deniers pupillaires, il a besoin d’argent. Ils savent qu’un de leurs amis est en vacances dans le même hôtel qu’Else. Else pourrait-elle lui demander l’argent ? Else demande. L’homme accepte, à condition de la voir nue pendant un quart d’heure...Le roman est construit sur tout ce que pense Else. Nous sommes dans sa tête, et nous entendons tout. C’est très intéressant, à plusieurs niveaux. D’abord, Else a souvent des réflexions pertinentes et justes. Elle sait tout ce qui se passe autour d’elle, et a un très bon esprit d’analyse. Ensuite, comme tout le monde, parfois, des pensées amusantes lui passent par la tête. C’est en ce sens que l’auteur a réussi un tour de force. On se croit vraiment dans la tête de quelqu’un, grâce à ces petites réflexions amusantes, dues à la pensée qui se promène au hasard, ou dues à quelque chose qui lui fait penser à autre chose.Le lecteur se rend peu à peu compte qu’Else est très fragile. Elle aime ses parents, et veut les aider. Mais leur demande la gêne terriblement, ce qui est naturel. La condition posée par l’ami de son père finit de l’affoler. Elle est désemparée, ne sait pas comment gérer cette situation, et ses idées morbides ressurgissent. Sa peur fait ressortir une espèce de folie qui couve en elle, un déséquilibre mental dans lequel on sent qu’elle peut tomber à tous moments...

Elle parle aussi de sa famille, et l’évocation de ses antécédents nous aide à comprendre d’où lui vient cette très grande fragilité.Ce roman est donc très plaisant à lire. Il peut être lu comme une petite aventure estivale, mais petit à petit, cette petite histoire amusante se teinte de morbide. Else joue avec le feu, avec ses idées morbides. A la fin, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, même s’il est presque sûr que...

  • Arthur Schnitzler
  • Stock

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