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Petit et Méchant

mardi 29 janvier 2008, par Françoise Bachelet

Balthazar Nawal, rédacteur pour une chaîne de TV est un lèche cul au sens propre comme au sens figuré, ce qui explique sans doute la scène très crue aux descriptions assez poussées, du premier chapitre. Elle n’est pas la seule, d’autres parsèment le récit de ce livre. Sont elles vraiment nécessaires, chacun se fera sa propre opinion. Mais revenons à nos moutons.

Grâce à un astucieux jeu d’allers et retours entre deux villes Vienne et Paris et deux époques aujourd’hui et avant, nous allons découvrir les tribulations de cet homme et apprendre ce qui l’a poussé à quitter Paris pour atterrir par hasard en Autriche au moment où une dictature se met en place avec pour visage celui de Branau.

Après avoir commis un acte répréhensible, il décide de suivre Edon et Véra dont il partage la vie mais une fois en Autriche, le couple décide de ne pas rester dans ce pays qui ne correspond plus à leurs attentes. Du coup, ils tentent de fuir mais sont rattrapés par la Police.

Notre journaliste français passera sept ans dans un camp en Styrie afin de racheter sa faute. Puis l’Autriche lui donnera une seconde chance. Il changera d’identité et deviendra Jörg Haidlmaier, journaliste au Journal ORF seul média autorisé sur le territoire, il épousera la femme qu’on lui a choisi et dont on découvrira bien plus tard qu’elle a un passé sulfureux.

Et sans doute, pour remercier le dictateur autrichien, il deviendra son amant. .. Je ne vous dévoilerais pas la fin car premièrement ce serait dommage et segondo parce qu’il y a peut être aussi une justice dans ce monde !

Petit et Méchant est un mélange des genres dont le but est de nous faire réfléchir sur la condition humaine. L’exemple que l’on nous propose n’est franchement pas beau à voir et pourtant en y pensant un tant soit peu, pas si rare ! Cet exemple c’est celui de gens prêts à tout, vraiment à tout pour arriver à leurs fins, ce qui implique de n’avoir aucun respect pour ceux qu’ils écrasent ni d’ailleurs pour eux-mêmes car sinon, ils ne pourraient pas faire ce qu’ils font ...Bref, tout peut donc arriver, même et surtout le pire, puisque tout est permis !

Pourtant il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à l’auteur, c’est son écriture. Dans son ensemble, elle s’attache à être crédible et minutieuse permettant ainsi aux caractères des différents protagonistes d’apparaître dans toutes leurs splendeurs et décadences. Cette force capte le lecteur l’empêchant de refermer ce livre avant d’en avoir lu les dernières lignes.

Il reste à espérer que Blaise Gauquelin qui semble avoir un certain nombre de points communs avec son héros, ne finira pas comme lui ... pour que toute ressemblance avec des personnages existants ne soit que fortuite.

  • Blaise Gauquelin
  • L’Altiplano

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