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Quand un auteur devient grotesque

samedi 25 janvier 2014, par Georges Fernandes

Dans un papier du journal "Le Point" datant du 13 janvier 2013, l’auteur, Gaspard Koenig, fait état de sa déception du marché du livre en France. Il n’écrit pas directement sur son expérience, mais comme tous les auteurs il doit se servir de ses propres connaissances pour concevoir son papier. Gaspard Koenig est un auteur aigri. Il pense savoir et pouvoir nous expliquer pourquoi le monde de l’édition s’écroule.

Le coupable n’est autre que les libraires qui se battent honteusement pour conserver la fameuse loi Lang qui stipule qu’un livre doit avoir le même prix de vente sur tout le territoire Français. Cette affreuse loi irait selon lui à l’encontre des droits du marché libre.

Ce qu’il oublie de dire c’est que le bénéficiaire de ce prix c’est le livre en lui-même qui ne devient pas un produit de sous gamme et reste un produit de culture.

Il en rajoute en tapant sur les marges des libraires, en général 35% sur le prix de vente du livre, il est vrai qu’un auteur ne touche en général qu’entre 7 et 12%, mais ce qu’il oublie de dire c’est que pour l’auteur sa marge est presque net tandis que pour le libraire il doit en plus payer les frais qui tournent autour de la vente du livre, la TVA, la location du local, les employées ...

Il écrit que les petits libraires ont gagné contre la Fnac, il n’a pas compris que c’est la Fnac qui a choisie d’arrêter de vendre dans un secteur qui rapporte presque rien.

Tout cela n’est qu’un pauvre débat sur qui gagne quoi sur la vente des livres, mais on tombe dans le grotesque, dans la grande ignorance, dans la bêtise humaine quand Gaspard Koenig prétend qu’il faudrait que les livres puissent avoir un prix de vente à un euro sous prétexte que cela augmentera mécaniquement le nombre des lecteurs.

Cela produirait certes peut-être plus de lecteur, mais cela aggraverait certainement les demandeurs du RMI et agrandirait le long fil d’attente des Resto du cœur ou de la soupe populaire. À aucun moment cet homme n’a réfléchi en écrivant son papier.

En sa qualité d’auteur il espère recevoir combien comme d’argent si son livre est vendu à un euro ? Est-ce qu’il est prêt à écrire gratuitement ? Pour ma part même en étant payé je me passerai bien volontiers de la lecture de ses pensées qui sont loin de celle de Pascal...

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