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Raël, journal d’une infiltrée

samedi 12 juillet 2008, par La Livrophile

Brigitte MacCann est journaliste. Chantal Poirier est photographe. En 2003, elles vont infiltrer le mouvement raélien. Leur but premier est d’en découvrir plus sur les bébés clonés. En effet, un médecin proche de Raël affirme depuis plusieurs mois qu’une femme a été clonée, et que son bébé va bien. Seulement, personne n’a vu ce bébé.

Au cours de leur périple, elles découvriront d’autres choses sur le mouvement.Ce livre m’a intéressée sur plusieurs plans. D’abord, il convient très bien à ceux qui, comme moi, n’aiment pas regarder ou écouter les informations, et ne lisent pas les journaux. En effet, je n’ai entendu parler du mouvement raélien que de très loin. J’ignorais presque tout de ce mouvement. Ce livre m’a d’abord appris ce que c’était. J’ai donc pu m’apercevoir de l’étendue de l’endoctrinement de certains membres. Brigitte décrit très bien cela. Cela fait d’ailleurs peur. Certains sont assez influençables pour être embrigadés et croire les sornettes débitées par Raël. Certains manquent tellement d’esprit critique qu’ils boivent ses paroles, absorbent ce qu’il dit sans réfléchir. Je suis toujours effrayée lorsque je vois ce type de réactions.

En outre, je me demande sérieusement comment des gens peuvent gober les dires de Raël, car certaines choses sont vraiment grosses. Par exemple, lorsqu’on montre aux nouveaux le film sur les extraterrestres, Brigitte explique qu’il est flagrant que c’est un montage. Comment les gens peuvent-ils se laisser prendre ? En outre, il est évident que le mouvement raélien pompe l’argent des participants à une vitesse vertigineuse. Les adeptes doivent toujours payer des sommes exorbitantes pour la moindre chose.

D’autre part, beaucoup de formations sont un prétexte pour se déshabiller.

Tout cela est si ostensible que je me demande comment les adeptes font pour ne pas voir qu’ils se font posséder dans les grandes largeurs.Brigitte et Chantal forcent l’admiration. On souffre pour elles lorsqu’elles doivent se rendre aux réunions, qu’elles doivent jouer le jeu, et surtout lorsqu’elles assistent au stage d’été dans la nature. C’est d’ailleurs lors de ce stage que Brigitte attrape un énorme rhume qui aurait pu s’aggraver, étant donné les mauvaises conditions de camping.J’ai hésité à écrire cette critique, car je suis entièrement d’accord avec la conclusion de Brigitte MacCann, à savoir qu’il faut parler le moins possible du mouvement raélien, car le gourou jubile dès qu’on parle de lui, que ce soit en bien ou en mal. J’ai finalement décidé d’écrire la critique, en espérant que des personnes liraient le livre de Brigitte MacCann, et se rendraient compte du danger que représente le mouvement, et plus généralement, n’importe quelle secte.

  • Brigitte MacCann
  • Alain Stanke

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