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Un dépôt de bilan pour d’Aristophil ?

jeudi 12 mars 2015, par Georges Fernandes

C’est une fermeture que les événements judiciaires rendent presque obligatoire. Aristophil est une société créée par Gérard Lhéritier, un homme d’affaires au passé déjà rempli de déboires financiers. Le but de cette société était de permettre aux collectionneurs (de préférence riche et ne sachant pas quoi faire de leurs argents) de devenirs propriétaire des lettres et des manuscrits de collection. En contrepartie la société gardait les documents, créent des expositions avec et promettaient éventuellement de les racheter au bout de cinq ans avec une plus-value de 8% par an. C’est sur cela que l’AMF et la DGCCRF ont mis fin à l’activité car ils pensent avoir affaire à une pyramide de Ponzi ou 18.000 clients ont peut-être perdu une grande partie de leurs placements. En effet, les cours des lettres et des parchemins sont comme celui de l’or, il est constant sauf quand on cherche à manipuler le marché. Pour pouvoir promettre 8% de rendement par an il faut à la base que la société fasse un achat à un prix inférieur à la vraie valeur du document. Quel vendeur peut-il accepter de vendre moins cher à partir du moment qu’il connaît la valeur du produit ? Donc soit l’expert de la vente donne un prix inférieur au vendeur, dans ce cas c’est de l’escroquerie, soit le vendeur accepte en connaissance de cause ce qui donne le droit de penser qu’il va avoir par la suite une certaine compensation, mais laquelle ? L’étape suivante c’est la revente du document. Le propriétaire demande à Aristophil de le lui racheter avec les 8% de promis, ce que la société fait. Mais d’où provient l’argent ? Les recettes des expositions dans les musées ? De la revente du document a un autre collectionneur mais avec un prix bien plus important que lors de la première vente ? Les services des fraudes pensent que l’argent venait en partie des nouveaux collectionneurs qui payaient ceux qui partaient. L’enquête est en cours.
Pour un complément d’information pour pouvez lire l’article d’Hubert Prolongeau dans le Magazine Littéraire de mars 2015

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