BD : Au temps de Botchan T1

CRITIQUES BD

Tôkyô, novembre 1905. L’ère Meiji a commencé une trentaine d’années auparavant, propulsant le Japon dans l’ère moderne. Jamais sans doute un pays n’avait connu d’aussi profondes transformations en aussi peu de temps. C’est dans ce contexte, à la fois totalement chamboulé et intensément japonais, que l’écrivain Natsume Soseki, rentré d’Angleterre, entreprend la rédaction de son œuvre la plus célèbre : Botchan. Enseignant en littérature, Soseki a l’habitude de se retrouver dans une brasserie avec cinq amis. C’est là qu’il parle de son roman, fruit de son expérience et des histoires qu’on lui a raconté… Il aura fallu douze ans à Jirô Taniguchi et Natsuo Sekikawa pour achever les cinq volumes de la vaste fresque qu’est Au temps de Botchan. Publiée au Japon à compter de 1987, et traduite une première fois en français à partir de 2002 dans une édition (trop) discrète, cette œuvre forte est ici proposée en sens de lecture occidentale, dans le cadre de la collection Ecritures. Les deux premiers volumes de la série paraîtront en 2011, les trois suivants en 2012. On peut considérer ce récit comme le premier vrai manga littéraire. Le scénariste Sekikawa montre un pays en pleine mutation qui sort de la féodalité et qui nourrit des rapports difficiles avec l’Occident. La lecture n’est pas facile à cause de nombreuse références et l’histoire est très statique puisqu’elle évoque la gestation d’un roman. Il faut toutefois souligner la qualité du dessin de Taniguchi.

 

Un manga pour ceux qui aiment le Japon et les histoires psychologiques…

 

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