BD : Baron Samedi, l’enfant de la mort

CRITIQUES BD

Samedi 15 septembre 1948, quelque part en Amérique du sud, tout le village de Monte Christo est réuni pour célébrer un mariage. Un jour de liesse ordinaire, au menu des festivités : grand gueuleton et danses au son du bandonéon d’un musicien aveugle. Mais la fête vire au cauchemar quand arrivent des mercenaires qui, au nom des intérêts économiques de la France, vont massacrer toute la population. De ce carnage, il ne réchappera qu’un petit garçon traumatisé…

 

Dans ce polar noir, d’une violence exacerbée et outrée, l’on ressort un peu choqué. Il est bien connu que la vengeance est un plat qui se mange froid, mais toute cette viande froide, cette accumulation de cadavres, c’est l’indigestion. Un album choc où, curieusement la sexualité est montrée de façon presque soft. Imprégné de culture pulp, en noir et blanc avec des nuances de gris, Dog Baker plaque sur ses planches des couleurs brutes qui sont autant de coups de poings. Un style efficace au service d’une histoire où la violence l’emporte sur les subtilités du scénario.

 

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