BD : Borgia T4 Tout est vanité

CRITIQUES BD

XVème siècle. Rome est en pleine décadence. Devenu le pape Alexandre VI par des moyens que la morale réprouve, Rodrigo Borgia est le symbole de la luxure. L’inceste ne lui fait pas peur. Il offre sa fille Lucrèce à son fils César. Au cours d’un bal masqué, il s’accouple sans le savoir avec Lucrèce qui y prend goût… Le scénariste Alejandro Jodorowsky, 81 ans poursuit sur la lancée des épisodes précédents en s’appuyant sur des faits véridiques qu’il se contente d’exagérer. Par rapport à l’Histoire, il réalise des caricatures outrancières du pape, de César et de Lucrèce tout en restant proche de la réalité. Complots, meurtres, débauche, luxure ont réellement existé à cette époque. Et, les personnages y ont participé. Il est difficile de déceler le vrai du faux. Par ailleurs, Jodorowsky se montre anticlérical. A son habitude, il ose tout ! Montrer des scènes impudiques ou sanglantes ne lui fait pas peur ! Il n’en reste pas moins que le scénario reste captivant. Le dessinateur Milo Manara, 65ans, se montre à la hauteur de sa réputation en dessinant des femmes  aux formes sensuelles propres à damner un saint. Son trait élégant, fin et précis dépeint à merveille les scènes de débauche. Le réalisme de ses décors est stupéfiant. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme le peintre de l’érotisme. De superbes couleurs rehaussent l’ensemble.

 

Uniquement pour public averti, ce récit s’avère palpitant de bout en bout…

 

 

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