BD : Muraqqa T1 Vêtue par le ciel

CRITIQUES BD

Perse. XVIIème siècle. Priti, une très belle jeune femme, dessine, nue, des animaux. Elle fait partie de la communauté des jaïns. Elle a été choisie pour son talent de peintre afin de réaliser à la cour du grand Mogol un muraqqa (patchwork de tissu). L’impératrice a constaté qu’il n’existait aucun muraqqa sur la vie des femmes au zenana (harem). Elle cherche une artiste douée pour pallier à cette lacune. Voilà donc la mission de Priti qui, végétarienne, doit vivre avec des musulmans qui consomment des animaux…A voir la couverture, on croirait qu’il s’agit d’un épisode de Djinn. C’est vrai qu’on reconnaît tout de suite la patte magique et sensuelle d’Ana Miralles. Mais, le scénario n’est pas de Jean Dufaux. C’est celui d’Emilio Ruiz, le mari de Miralles. Le nœud de l’intrigue est bien mince puisqu’il s’agit pour l’héroïne de peindre la vie du harem. Mais, cet opus met en place, de façon minutieuse et agréable, personnages et décors. On suit donc avec intérêt les pérégrinations de Priti tandis que le contexte historique est dévoilé au cours d’une réunion des proches de l’empereur. Le scénariste Ruiz a réalisé un effort particulier au niveau de la documentation. Mais, il manque encore des éléments pour que cette série démarre vraiment. Le graphisme de Miralles est somptueux et vaut le détour. Ses femmes sont belles et tous les détails, des robes aux bijoux, sont magnifiquement reproduits.
On attendra avec curiosité le prochain épisode pour se prononcer…

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