BD : Nico T3 Femmes fatales

CRITIQUES BD

Pendant que Nico assiste à une représentation théâtrale de La Marque Jaune, Vaclav Masaryk, alias Curd, attaché culturel de l’ambassade de Tchécoslovaquie, se fait livrer d’étranges pilules jaunes. Nico, qui a compris que celle qui se prétend être sa mère ne l’est pas, embarque Curd, l’associé de Fidel Castro, pour l’interroger. Curd lui apprend que sa mère est bien vivante et prête à revoir sa fille ! Le scénariste Fred Duval imagine un monde, dans les années 50, où le progrès technique est époustouflant. A cette toile de fond pseudohistorique, il greffe une passionnante histoire d’espionnage. Nico est une uchronie. La société a pu se développer en utilisant la technologie extraterrestre. Avec le personnage de Nico, on a un caractère fort, psychologiquement très fouillé et très fin. Le dessinateur Philippe Berthet a un rôle important à jouer puisqu’il doit rendre les événements crédibles dans le moderne comme dans le rétro. Duval conclut sa trilogie avec une histoire de famille touchante et séduisante car l’héroïne va connaître des nouvelles à propos de son père. Le dénouement est attendrissant. Les premières pages indiquent l’influence de Jacobs et de la ligne claire sur Berthet qui s’est fait connaître de la même façon dans la série Pin-Up. Avec son trait pur et élégant, Berthet habille avec panache un scénario à surprises. Comme dans Pin-up, il dessine avec grâce ses personnages féminins et plante de façon magistrale le cadre du récit. Les couleurs d’Hubert habillent avec panache un scénario passionnant. On y croit vraiment…
Conclusion brillante d’une trilogie qui fascinera le lecteur. A ne pas manquer !

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