Jeremiah T31 Le panier de crabes

CRITIQUES BD

Dans un futur après la bombe, Jeremiah et Kurdy font route vers nulle part. Mais, voilà qu’une automobiliste, Verona, crève, sciemment, un pneu pour être secourue par les deux motards. Jeremiah change la roue et Verona les invite tous deux à passer la nuit chez son père, un riche antiquaire. Pour changer, voilà nos deux lascars en vacances au soleil mexicain. Piscine, domestiques, c’est un petit paradis… Pour son 31ème album de Jeremiah, Hermann repasse à l’encrage traditionnel. Le scénario se démarque des autres épisodes de la série. Le côté post-apocalyptique est gommé et nos deux héros profitent de vacances bien méritées. Jeremiah et Kurdy se partagent la même fille et on se demande quand et comment les choses vont déraper. Mais, on ne fait pas une BD de Jeremiah avec de tels ingrédients. Et, vers la fin de l’histoire, nos deux aventuriers vont faire parler la poudre. Il est question de vengeance, de chantage, de traitrise. Le double dénouement est à couper le souffle. Hermann n’a pas perdu la main pour construire une histoire passionnante où les rebondissements sont quand même au rendez-vous. Graphiquement, il est au sommet de son art et se permet un découpage relativement aéré et lent. Ses décors sont somptueux et ses personnages plus vrais que nature. Il dessine des scènes qu’il n’aurait jamais osé faire auparavant dans Jeremiah : scènes d’amour et art moderne.
Un must dont le succès ne se dément pas. A lire absolument !

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