La Bataille T3

CRITIQUES BD

Un repli sur Essling est ordonné par Napoléon sans le montrer aux Autrichiens. Lannes voulait continuer visant la victoire. Il faut maintenant protéger la retraite des hommes sur l’île. Lesquels montrent les signes d’un épuisement moral et physique. Certains se suicident. Mais, la charge sonne, il faut continuer. On tire à nouveau les boulets. Des hommes sont laminés. Napoléon n’est pas loin. Quand il apprend que Masséna a repris Aspern, il demande à ses propres gardes d’aller le soutenir… « La Bataille » est une adaptation par le scénariste Frédéric Richaud d’un roman de Patrick Rambaud qui a reçu le Prix Goncourt en 1997. Honoré de Balzac avait juré d’écrire un livre sur la bataille d’Essling, mais il ne rédigea que les premières lignes. Son déroulement fût apocalyptique : 45.000 morts et autant de blessés. Ce dernier opus conclut cet affrontement démentiel. On peut parler de chef d’œuvre grâce au scénario très bien documenté mais aussi au dessin d’Ivan Gil qui apporte l’indispensable avec ses scènes d’action et des plans en profondeur suivis de zooms. On assiste médusé à la fin de la bataille avec une plaine couverte de cadavres. Les soldats restants n’en peuvent plus et se donnent la mort. A Vienne, pas loin, on observe la bataille qui laisse beaucoup d’indifférents. Alors, la fête bat son plein. Le lecteur s’attend à la fin de la bataille, mais n’en rate pas une miette.

Clôture passionnante d’un triptyque en forme de chef d’œuvre…

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