La malédiction de Smenkharê

CRITIQUES BD

Alors que l’Egypte et la Syrie sont en pleine guerre civile, un archéologue sans scrupule veut piller la tombe du pharaon Smenkharê. Successeur d’Akhenaton et prédécesseur de Toutankhamon, celui-ci est considéré comme maudit pour avoir passé un pacte avec les démons et son tombeau perdu renferme des richesses incalculables mais aussi le moyen de ranimer le pacte démoniaque. La clé du tombeau est dans un musée français et la belle Alexandra est chargée de l’amener en Egypte…

Un récit d’action rondement menée avec cette Indiana Jones en jupon. Courses-poursuites effrénées, explosions et coups de poing homériques ponctuent allégrement cette aventure qui se déroule de nos jours. Avec un dessin aux décors sobres et des personnages de facture un peu vieillotte dont le graphisme rappelle un peu Marijac dans Coq Hardi, Anthony Auffret réussit à faire une œuvre moderne. Le ton léger du récit permet de faire passer ce qui pourrait être dramatique comme la réplique de Bourvil dans Le Corniaud permet de relativiser les choses.

Un regret néanmoins, l’auteur place le site des fouilles archéologiques en Syrie. Si, jadis, la Syrie, fit partie de l’empire des pharaons, à notre époque actuelle, les deux pays n’ont pas de frontières communes et sont séparés par Israël. Alors pourquoi situer le bureau du chercheur au Caire ? Et puis, on aimerait en savoir plus sur les protagonistes de l’histoire, à moins que des suites ne soient prévues, on reste un peu sur notre faim.

La malédiction de Smenkharé, Anthony Auffret. Editions Casterman, 48 pages, 13,95 euros.

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