Paroles d’auteur : édition ou auto-édition

ACTUALITÉ

Vous venez de finir l’écriture de votre manuscrit. Vous avez mis pour cela plusieurs semaines, mois ou années, le temps n’étant que relatif, seul le résultat compte. C’est votre création et elle a le mérite d’exister. Mais à présent que faire ? Car la suite est aussi compliquée que la création. Vous avez envie de partager votre travail et cela passe dans la transformation du texte en livre. Et la grande question se pose : édité son livre en autoédition ou en édition chez un éditeur ? La bonne blague ou le rêve ? Aujourd’hui, sortir son livre en autoédition est très simple. Amazon étant en tête du classement des possibilités. Les avantages sont nombreux mais vous devez faire vous-même la mise en page, choisir la couverture et si vous faites des erreurs vous en êtes le seul responsable. Bref, il ne s’agit pas non plus de faire le travail trop vite et n’importe comment. Mais à la fin, le livre existe et surtout il continue à vous appartenir. Vous pouvez même choisir le prix de vente contrairement à de l’édition chez un éditeur, dit à compte d’éditeur. Imaginons que vous avez trouvé un éditeur avec qui vous allez faire un contrat. Vous perdez l’ensemble des droits sur la création du livre. C’est l’éditeur qui va choisir la mise en forme du texte, qui va créer la couverture et qui en plus va choisir le prix de vente du livre. Vous n’êtes pas content ? Ce n’est pas grave, vous n’avez rien à dire… Je noircis l’image volontairement. De plus en plus d’auteurs commencent par faire de l’autoédition et ils ont ensuite la chance de trouver un éditeur, mais le mal est fait, ils ont pris des mauvaises habitudes et ils pensent qu’ils vont avoir la main sur la création de l’ouvrage comme chez Amazon. Rien de plus faux. Dernièrement j’ai eu un auteur qui au dernier moment, lors de la présentation de la maquette du livre, a refusé de voir le logo de la maison d’édition apparaître sur la couverture.  Oui cela existe. J’ai bien entendu essayé de lui faire comprendre que la présence du logo n’était pas négociable, son argument était que cela allait interdire les ventes et qu’il refusait de faire la promotion du livre.  Cela se termina par le remboursement de la maquette par l’auteur et d’un coup de pied hors de la maison d’édition. Alors si on perd la liberté de faire ce que l’on désire, pourquoi mettre le livre chez un éditeur ? Il existe plusieurs réponses mais la principale va être la présence de votre livre chez les libraires. Si vous faites de l’autoédition avec Amazon, votre livre ne sera pas disponible à la vente chez les libraires (du moins pas en France). Il existe encore l’idée qu’un livre n’est pas un « vrai » livre s’il n’est pas commercialisé chez un libraire.  Est-ce que cela va pour autant vous permettre de vendre plus d’exemplaires ? La réponse est simple, non. C’est juste pour le plaisir, l’égo de pouvoir dire que l’on est un auteur sans le risque de se faire reprendre comme s’il existait une honte d’être en autoédition. On oublie bien facilement que les plus grands auteurs ont tous été en autoéditions, que cela existe depuis toujours.  Un éditeur qui défend la cause des auto-édités ? Oui cela existe, mais attention aux miroirs aux alouettes que certains sites ou faux éditeurs vous font miroiter. Si votre livre est en autoédition il n’aura par la suite que moins de 1% de chance d’être repris par un éditeur. Un livre pour exister en termes de vente a besoin d’avoir ce que l’on nomme les ventes du premier et deuxième cercle. Le premier cercle c’est votre famille et ami proche. Le deuxième cercle ce sont vos collègues de travail ou les amis de vos amis. Ce sont eux qui  vont acheter et lire le livre et offrir l’impulsion de la promotion qui va créer d’autres ventes. Si vous avez déjà eu ses ventes, un éditeur qui reprendrait votre livre ne pourrait pas en bénéficier. On parle donc d’un livre-mort. Observer bien toute la publicité qui est mise en place par les éditeurs quand ils reprennent un livre provenant en autoédition. Il est très rare d’avoir la même promotion pour un livre provenant de la source classique. Il vous faut donc faire un choix. Soit vous voulez que votre livre soit disponible chez les libraires et vous oubliez l’autoédition soit vous voulez absolument avoir la main sur toute la maquette du livre et sur son prix de vente et vous oubliez l’édition classique. Par contre, pour finir, le point commun entre les deux systèmes c’est que vous ne payez pas un centime pour être édité.  Un éditeur ne demande pas d’argent et Amazon non plus.

Georges Fernandes est responsable:

Editions De Varly avec Hachette

Editions des Enfers avec Hachette

Editions Véda avec Soleils

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