Le SNAC BD et les festivals

ACTUALITÉ

Le SNAC BD diffuse en ce moment ceci :

 » Chers organisateurs.trices de manifestations de bande dessinée,

Nous tentons de vous contacter aujourd’hui pour vous parler de limportance de la place de lauteur en Festivals et Salons.

Pour beaucoup d’auteurs, les Festivals et Salons tiennent une place importante dans leurs agendas. Dans une étude récente, il est d’ailleurs précisé que 65 % des auteurs participent à ces manifestations (près des deux tiers des 1.500 auteurs sondés).

Dans la très grande majorité des cas, lors de ces manifestations, les auteurs sont très bien accueillis, et nous vous en remercions chaleureusement. Rencontres amicales, échanges conviviaux, ces moments sont évidemment précieux pour vous, les auteurs et le public. Tous, nous devons faire en sorte qu’ils perdurent.

La présence des auteurs est le cœur d’un Festival de bande dessinée, c’est donc aussi la source de son attractivité. Par leur présence en signatures et dédicaces, les auteurs consacrent de leur temps, de leur talent et donc de leur travail. S’ils le font avec enthousiasme et naturel, cette présence est une activité professionnelle à part entière et devrait être, comme elle l’est pour un musicien invité à un Festival de musique, naturellement rémunérée.

Dans le domaine du Livre, cette initiative d’organiser une rémunération des participants professionnels n’est pas nouvelle, elle est mise en place depuis plus de trente ans par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Il est évident que les organisateurs de Festivals et Salons qui mettront en place cette rémunération, non seulement approfondiront leur lien et leur implication auprès des auteurs, mais participeront également, plus largement, au soutien de la création.

Nous sommes conscients que la mise en place de cette rémunération dans l’équilibre souvent fragile de vos budgets sera probablement complexe et délicate, mais déjà, de nombreux auteurs ont annoncé leur décision de ne plus dédicacer.
C
est un fait : lauteur ne peut plus se permettre de passer du temps loin de son travail, de sa famille, à titre gracieux. Aussi, nous vous encourageons vivement à prendre le plus rapidement possible cette proposition en considération, afin de pouvoir l’intégrer à votre projet de manifestation BD.

Vous trouverez ici les tarifs conseillés et les modalités ainsi quune FAQ

Merci.

Le SnacBD »

Nous n’allons pas critiquer l’idée de base du SNAC qui est de faire en sorte que les auteurs puissent pouvoir mieux vivre. Pour autant,  encore une fois, on passe complètement à côté de ce qui pourrait ce faire. La tentative de faire payer la présence des auteurs aux festivals n’a de sens que si  les entrées du public  étaient payantes, ce qui est rarement le cas.  Ce qui risque de se produire c’est une disparition des festivals gratuits et une recherche de productivité et de bénéfice pour les autres ce qui va dénaturer grandement l’ambiance et risque de construire des duplicatas de dirigeants comme ceux d’Angoulême. ..

Une autre solution existe déjà dans de nombreux pays, c’est faire payer la dédicace par celui qui la reçoit.  L’argent va directement à l’auteur. Mais bien entendu il existera toujours une différence de revenu entre ceux « connus » et les autres « débutants » qui eux risquent de ne plus pouvoir être présent dans les festivals si on doit payer leur présence.

Ensuite je ne suis absolument pas d’accord avec cette volonté de vouloir faire une comparaison entre les auteurs et des musiciens invités à un festival de musique, naturellement rémunérée. Le musicien va faire une prestation sur scène pour laquelle il est payé. Soit. Mais l’auteur, qui réalise une dédicace réalise lui aussi une prestation pour laquelle il est payé.  Pour le cas du musicien, c’est le festival qui le paye, dans le cas de l’auteur c’est son éditeur. Faut-il rappeler que pour chaque ouvrage dédicacé l’auteur touche des droits d’auteur ? Et c’est sans parler de tous les auteurs qui viennent avec  leurs propres exemplaires qu’ils vont vendre en gardant ensuite la totalité du chiffre d’affaire ?

Oui, il faut que les auteurs puissent être mieux rémunérés, mais si cela se fait au détriment des derniers lieux de promotion et de contact avec le public, il restera qui à la fin ?

 

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